poeme de bouche**

poeme de bouche**
Nos bouches collées

S
a bouche, palais
Ma langue y renaît.

Sa bouche plaisir
M'invite au délire.

Sa bouche aventure
Lèche ma cul..ture

S
a bouche ce temple
ses deux doigts contemplent.

Sa bouche se damne
Moi je me condamne.

S
a bouche, une prière
Dorée de mystère.

Sa bouche, mon obsession
Ex-prison, tentation.

Ma bouche, mon église
Ta croix brute s'y glisse.

Ma bouche, mots pipés
Ta fierté déversée.

Ma bouche aime les « je »
De cet amour en -gage.

Ma bouche tel un rêve
Coule en elle la sève.

Ma bouche mots cousus
Les encore perdus.

M
a bouche trop prolixe
Enchantée par tes X .

Ma bouche, cime, exquise
Dessine cette esquisse .

Ma bouche ce calice
G
oûte-en les délices.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 26 juin 2006 05:50

le clown blanc**

le clown blanc**
Le Clown Blanc
Rage du vent
V
iolence de neige
C
hevaux blancs inventés
p
ar la terre guisée
e
n mage gla

Le cirque s'est ar
sur le masque givré d'un visage humain
C
lown pâle s'approchant de la fin
n
iant le paradis de feuilles promises

Clown exsangue
d
ernières gouttes d'espérance
e
n l'amour d'une irremplaçable présence
p
our le passage de la dure solitude
à
la caresse tale de ses tempes

Clown esseulé
grelottant de l'épaule absente
u
ne tête seulement pour jongler
s
es mains refusent de faire danser
l
es bourgeons remplis d

Un ange est passé dans sa vie
e
t s'est perdu dans la bourrasque
F
aut-il rester immobile
d
ans l'attente
ou courir dans la tempête
à
bout de souffle
d
ans la longue nuit
des saisons indifférentes
aux bres des coeurs
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 26 juin 2006 05:40

poeme**

poeme**
Ce matin-là
dans les roses et
les jaunes de l'aurore
des m
illiers de gens plaçaient leurs yeux devant le miroir
pou
r préparer leur visage jusqu'au soir
p
our entrer dans le rituel quotidien

Mille petit
s gestes de milliers de gens
soumettant leur journée à leurs lendemains

Ils partaient
tous pour la grande réunion de la démence
du destin et du
hasard

Ma
is comment le savoir?
Par un pressentiment? Un
frémissement?
Un cauchemar d
e clés et de cartes d'identité trempant dans le sang?

Un
e voix prémonitoire murmurant :

« Il est inutile, ce mat
in, de lire l'horoscope de demain...
Aujourd'hui, pour toi
, il fera silence
Aujourd'hu
i, pour toi, ce sera l'absence

Il fera rouge dans la viol
ence
Il fera noir dans
les cendres
Il est inut
ile, ce matin, de choisir des couleurs tendres... »

Une douleur aux
tempes, au ventre...

Pourqu
oi nier cette intuition voulant te retenir à la maison?
C
ette envie de courir dans la folle liberté de la fin de la saison?

Aujourd'hu
i il fallait obéir à ton instinct, à tes chimères

Tu ne dormirais
pas ce soir dans un étrange cimetière...

Tu es parti, p
ourtant
malgré tes pressentim
ents
Toi et les autres
le
s uns derrière les autres
vous êtes entrés dans des cages de verre
des tours
d'ivoire
par
tageant de votre mieux votre vie entre l'être et l'avoir
d
onnant un sourire, un signe de la main
à vos collègues, à
vos copains
vivant à peu
près la même histoire jusqu'au soir

Soudain
dans
un ciel serein
les poings fermés du tem
ps
ont
frappé en forme de Boeing sept cents
Coups de poin
gs du moyen âge sur le présent
c
oups de poings violents
à
la face des innocents
à la f
ace d'un pays en larmes et en sang

Horaire et trajet mod
ifiés
Aujourd'hu
i vous partiez pour un éternel congé

À bo
rd du même avion
à bord des
mêmes buildings
vous étiez to
us victimes
command
os suicides
manipulés par les idée
s fixes et vengeresses de quelques esprits fous
vous convainquant d'être utiles en servant de projectiles
par le charis
me démesuré de faux prophètes voulant changer de siècle
V
aillants sujets d'un immense jeu d'échec
que les gouvernan
ts déplacent et dirigent
en
louvoyant
en affamant les ven
tres ou les esprits selon les pays
diffamant les doctrine
s de justice
biffant des b
ibles ce qui ne parle pas de feu et de sang
de profit ou d'a
rgent
prêchant la soum
ission pour garder leur pouvoir de manipulation
utili
sant les religions pour provoquer des divisions

Q
uand la haine sépare le monde en dieux
quand la
haine sépare le monde en deux
sous le visage à deux fa
ces de l'amour
sur les lèvres c
rachant des mots de guerre
po
ur promettre outrageusement la paix
mentan
t à des milliards de gens sur l'enjeu de leur vie
d
e leur mort, de leur foi
faisant briller des build
ings à détruire dans le soleil du matin
faisant miro
iter l'éternité en récompense d'humains à tuer
Comm
ent ne pas penser à ces victimes placées des deux côtés
ces vi
ctimes de la double face du mensonge et de la vérité
ces victimes
armées ou désarmées du pouvoir des sociétés?
Comment ne p
as penser qu'elles sont des jouets
dans
la main du vent
d
ans les poings des grands?

D
es jouets...
Ici comme ailleu
rs trop souvent...
Des jouet
s dans la main du vent...

M
aintenant
les paupières batten
t de l'aile quand un bruit déchire le ciel
Quel geste dém
entiel nous transformera en oiseau de malheur?
Par quel d
étour frapperons-nous
les hab
itants des temples et des tours
sans le vouloir, sans le
savoir?

Des jouets...
I
ci comme ailleurs trop souvent...
Des jouets dans la main du vent...

Coups de poing en for
me de Boeing sept cents
Bombe
s qui sautent sournoisement
en forme de jouets d'enfants
sur ces terrains minés
dan
s les jardins de leur jeune désespoir
pour un aveni
r infirme et une justice tronquée

Leu
rs yeux se sont fermés aux regards aimés
aux paysages jam
ais visités
au chant de leur
âme unique, détruite ou sacrifiée
pour un concept de
société, d'humanité, de divinité

Leurs lèvres ne chanteront
plus de berceuses
de
mots doux pour l'amour
leurs mains ne
caresseront plus
la douceur
d'une fleur, d'une peau
leur
s rêves dormiront sans tombeaux

Au-dessus des cendres
fumantes
plane
nt des milliers de regards au-delà du temps
p
artent des milliers d'âmes dans un voyage sans paupières
o
ù se rejoignent les disparus de l'Orient ou de l'Occident

vont les visions du monde quand les yeux sont vidés?
Où vont les idées qua
nd les crânes sont éclatés?
La mort
n'a plus de frontières, n'a plus d'horizon
La mort n
'a plus de religion

Ont-ils eu le
temps de chuchoter une dernière prière
au seul
dieu de la vie qui circule dans nos veines
à même notre sang à déi
fier?

Tous ces
derniers souffles lancés en même temps
peu
vent-ils purifier le vent?
T
ous ces regards envolés vers la lumière
peuvent-ils nous é
clairer?

Tu es lumière et
tu retourneras en lumière

En
attendant
il fait noi
r sur la terre
Peut-on ouvrir les ye
ux plus grand?

Avec un seul
dieu, la Vie
une seule loi, l
e respect
une seule foi en
l'homme
le même vent de l'Orie
nt à l'Occident
une même plan
ète, le présent
un mê
me monde
comblé d'animaux paisibles
sous la main caressante du vent
un même monde
frémissant de sucs, de perceptions profondes
de fleurs jouissantes et
jouissives
F
leurs de corps permis et de pensées insoumises aux malheurs
fleurs d'âme
aux pétales de chair
fleurs
d'instinct aux étamines intuitives
envelop
pes f½tales et florales voluptueuses
pour la
naissance d'un monde nouveau

Demain sera-t-il plus beau?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 26 juin 2006 05:36

Modifié le mercredi 23 mai 2007 07:00

poeme triste**

poeme triste**
Voici le déclin du soleil
Qui me laisse seul en éveil
D
ans une froideur extrême
je n'entends plus « je t'aime ».
L
es étoiles steignent une à une
Me laissant face à la lune.
Je n'ai que mon c½ur à lui offrir
E
n échange d'un simple sourire.
Q
uelque part dans l'obscuri
J
e t'entends jà pleurer.
A
la fin de la nuit
Surviendra la fin de ma vie
C
ar c'est demain
Que tout prend fin.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 26 juin 2006 05:21

poeme triste**

poeme triste**



En suivant un chemin perdu
J'ai vu un homme déçu
M
archer seul en baissant la tête,
La pluie s'abattant sur sa silouhette.
Il me paraissait si familier
Et pourtant si humilié.
Il avançait dans l'ombre
A la lueur d'une vie sombre.
Le coeur déchiré,
Il ne voulait plus exister.
Je reconnus alor en lui
L'anonyme que je suis...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 26 juin 2006 05:17